Informations pratiques
2h00 de Lyon
Massif Aravis
Départ Chinaillon
Distance
18km
Dénivelé
1230m d+
Format
Boucle
Ça faisait un moment que j’avais envie de découvrir les Aravis. J’en voyais souvent des photos, je notais des randonnées dans un coin de ma tête… mais je n’avais encore jamais pris le temps d’aller les explorer. Pour une première, elle était vraiment chouette.
J’aime les randonnées où les paysages évoluent tout au long de la journée. Ici, on passe de la forêt aux alpages, puis à un sommet (pas trop vertigineux dieu merci) avec une vue incroyable avant de redescendre vers un lac. En plus de ça, j’ai eu droit à une belle surprise.
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0 à 4 km
Du Chinaillon à la bifurcation de l’Aiguille Verte
0 à 4 km
Du Chinaillon à la bifurcation de l’Aiguille Verte
La randonnée commence par environ 600 mètres de route avant de rejoindre le sentier. Ce n’est pas la partie la plus intéressante, mais elle passe rapidement. On entre ensuite dans la forêt avant de prendre progressivement de la hauteur. Le chemin alterne entre terre, racines et quelques passages plus rocheux, sans réelle difficulté.
Petit à petit, la vue se dégage sur le Chinaillon et les premiers sommets des Aravis. Les vaches sont déjà présentes dans les alpages et les grandes falaises du massif du Bargy commencent à se dévoiler. On est rapidement plongé dans l’ambiance de la randonnée.
Vers le quatrième kilomètre, j’ai eu la plus belle surprise de la journée : un troupeau de chèvres se promenait juste à côté du sentier. Je ne m’y attendais pas du tout. Je suis une fan inconditionnelle de biquettes, cela doit être mon animal totem probablement. Certaines sont venues directement vers moi, se sont frottées à mes jambes et se sont laissé caresser. C’est sans doute le souvenir que je garderai le plus longtemps. J’ai marché un km avec le troupeau, j’étais clairement dans mon élément.
Au kilomètre 4,3, on arrive à la bifurcation. C’est ici qu’il faut quitter le sentier principal pour rejoindre l’Aiguille Verte. C’est optionnel car ça grimpe bien, mais ça offre une très belle vue en hauteur sur le lac et la chaine de montagne. Une fois au sommet, il suffit de revenir sur ses pas pour reprendre l’itinéraire en direction du lac de Lessy
💙
4 à 5 km
La montée à l’Aiguille Verte et son panorama
4 à 5 km
La montée à l’Aiguille Verte et son panorama
L’Aiguille Verte est un aller-retour, mais je trouve qu’il serait vraiment dommage de s’en priver.
La montée est assez directe. Le sentier devient plus étroit, plus pierreux et la pente se redresse progressivement jusqu’au sommet. Ce n’est pas très long, mais les jambes travaillent un peu plus.
Une fois en haut, la vue est superbe. Le lac de Lessy apparaît en contrebas, avec les chalets de Lessy installés juste à côté. En face, les falaises du massif du Bargy dominent complètement le paysage, tandis que la chaîne des Aravis s’étend au loin avec, notamment, la Pointe Percée qui attire immédiatement le regard.
Le sommet peut impressionner lorsque l’on est sensible au vertige. J’en fais partie et, pourtant, je ne me suis jamais sentie en difficulté. On n’est pas obligé de s’approcher du bord et le sentier reste suffisamment large pour profiter du panorama sereinement.
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5 à 8 km
De l’Aiguille Verte au lac de Lessy
5 à 8 km
De l’Aiguille Verte au lac de Lessy
Après être redescendue de l’Aiguille Verte, on reprend le sentier en direction du lac de Lessy.
Les premiers mètres traversent le flanc de la montagne sur un chemin assez étroit avec quelques passages en dévers. Je préfère le préciser pour les personnes sujettes au vertige. Personnellement, je regardais surtout où je mettais les pieds et cela s’est très bien passé.
Le sentier devient ensuite plus large et plus agréable. On aperçoit progressivement le lac avant d’arriver au bord de l’eau.
J’ai beaucoup aimé cet endroit. Plus que le lac lui-même, c’est tout son environnement qui m’a séduite : les alpages, les chalets de Lessy, les falaises du Bargy qui tombent presque directement dans le vallon… l’ensemble est vraiment magnifique.
Je me suis arrêtée pour pique-niquer au bord du lac. Le refuge de Lessy se trouve juste à côté et propose des boissons ainsi que des repas le midi. J’avais prévu mon pique-nique, mais je me suis tout de même offert un Coca Zéro.
C’est aussi le genre d’endroit où j’aime prendre quelques photos… puis simplement profiter du paysage. J’essaie souvent de me rappeler cette phrase que j’aime beaucoup : Prends des photos avec tes yeux.
🌿
8 à 10 km
Le petit détour après le lac
8 à 10 km
Le petit détour après le lac
Après le lac, il est possible de rentrer directement ou de faire un petit détour avant de reprendre l’itinéraire principal.
Le début est presque plat, sur un chemin large qui traverse les alpages. Une montée assez courte, mais bien raide, permet ensuite de rejoindre un nouveau point de vue.
Le paysage change complètement. On retrouve l’Aiguille Verte et les falaises du massif du Bargy sous un autre angle, tandis que la chaîne des Aravis se dévoile un peu plus loin, avec notamment la Pointe Percée qui domine l’horizon. J’ai trouvé cette vue vraiment différente de celle du sommet.
Le sentier traverse de grands alpages où l’on croise parfois quelques vaches. C’est une portion très calme, beaucoup moins fréquentée, que j’ai trouvée agréable, même si elle n’est pas indispensable. Si vous commencez à fatiguer, vous pouvez facilement vous en passer.
Pour revenir, je n’ai pas repris exactement le même chemin. Le sentier redescend un peu plus bas avant de retrouver l’itinéraire principal vers le kilomètre 10,8.
🏔️
11 à 17 km
La grande descente, la remontée surprise et le retour au Chinaillon
11 à 17 km
La grande descente, la remontée surprise et le retour au Chinaillon
À partir de là commence une longue descente sur une large piste très raide, recouverte de petits cailloux. Clairement, ce n’est pas ma partie préférée. Les pierres roulent sous les pieds et la pente sollicite pas mal les genoux.
Heureusement, la vue reste magnifique tout au long de la descente. Les alpages s’étendent sous les falaises du Bargy et la vallée s’ouvre progressivement devant nous.
Vers le kilomètre 12,4, il faut remonter. Et pas qu’un peu. La pente est bien raide, sur un sentier en terre qui grimpe franchement. Une fois arrivé en haut, on pourrait croire que le plus dur est derrière soi… mais une deuxième montée arrive quelques centaines de mètres plus loin. Rien d’insurmontable, mais il vaut mieux garder un peu d’énergie pour cette fin de randonnée.
Autour du kilomètre 13,3, le sentier devient plus rocheux. Il faut parfois lever un peu les jambes ou poser les mains pour franchir quelques blocs. Ce n’est pas de l’escalade, mais le terrain demande davantage d’attention.
On entre ensuite dans la forêt. Après plusieurs kilomètres passés en plein soleil, cette portion ombragée fait vraiment du bien. Le sentier est étroit, parfois encombré de racines et de pierres, mais il reste agréable jusqu’à la sortie du bois.
Après quelques kilomètres, les arbres laissent de nouveau apparaître les montagnes. On retrouve les prairies, les premiers chalets et une belle vue sur le village du Chinaillon, avec le massif de l’Étale en toile de fond.
Il ne reste alors plus qu’à rejoindre tranquillement le parking, après une randonnée qui offre une belle variété de paysages : forêt, alpages, falaises, sommet, lac, sans oublier cette rencontre inattendue avec les chèvres qui restera, pour moi, le plus beau souvenir de la journée.
Mon matériel chouchou
Mes salomons
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🌿 Respectons ce lieu
J’adore partager ce genre d’endroits. Mais si je le fais, c’est aussi parce que j’espère qu’on saura tous en prendre soin. La montagne est un terrain de jeu incroyable, mais c’est surtout un milieu vivant et fragile. Quelques gestes simples permettent de préserver ces paysages pour les prochains randonneurs.
Ne cueillez pas les fleurs.
Restez autant que possible sur les sentiers.
Repartez avec tous vos déchets, même les biodégradables.
Ne vous baignez pas dans les lacs de montagne.
Observez la faune à distance .
Et aussi… prenez des photos avec vos yeux.







